Les Esprits de la Codification Spirite
| De nombreux Esprits ont pris part à la Codification du Spiritisme. Mais tout d’abord, qu’est-ce que la Codification ? C’est sous cette appelation qu’est connu l’ensemble des cinq ouvrages principaux qu’Allan Kardec a laissé à la postérité et qui forment la pierre angulaire de la Doctrine Spirite. Il s’agit du « Livre des Esprits », du « Livre des Médiums », de « L’Évangile selon le Spiritisme », du « Ciel et l’Enfer » et de « La Genèse », respectivement publiés en 1857, 1861, 1864, 1865 et 1868. De bien nombreux Esprits ont prit part à la réalisation de ces travaux. Parmi eux, beaucoup d’anonymes dont l’intelligence et la sagesse n’avaient d’égal que l’élévation de leurs propos. Mais à leurs côtés, d’autres Esprits, aux noms fameux, laissaient également des messages riches d’enseignements, le tout formant le corps doctrinaire de ce qui deviendrait la philosophie spirite codifiée par Allan Kardec. Par ailleurs, les Esprits nous informent que le nom n’a qu’une importance relative, et qu’il ne s’agit pas forcément de la personne que nous connaissons, au moins de nom, mais peut-être d’une entité de même niveau évolutif. Quoi qu’il en soit, leur sagesse forçant le respect, il nous est apparu intéressant d’en apprendre un peu plus sur quelques-uns de ces illustres personnages de l’Histoire qui se posèrent comme référence pour de nombreux frères spirituels venus apportés des enseignements visant au progrès de l’Humanité. Les abréviations sont:
LE : Le Livre des Esprits ; LM : Le Livre des Médiums ; Ev : L'Evangile selon le Spiritisme ; CE : Le Ciel et l'Enfer ; Ge : La Genèse ; RS : Revue Spirite. |
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• Bossuet |
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• Fénelon |
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• Lacordaire |
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• Saint Augustin |
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• Saint Vincent de Paul |
Bossuet (Jacques-Bénigne) (1627-1704)

LM, QS, RS 59 -> 1861, 1863, 1866, 1867
| Bossuet est né le 27 septembre 1627 à Dijon dans une famille de hauts magistrats. Très tôt il fut destiné à servir la religion : tonsuré à huit ans, obtention d’un canonicat à treize ! Après avoir effectué ses études secondaires chez les jésuites dans sa ville natale, il alla à Paris faire ses études supérieures au collège de Navarre. Après avoir été ordonné prêtre, il s’installa à Metz avec la charge de chanoine. Il développa son travail dans trois directions : prédication, activité charitable, controverse avec les protestants et les israélites. A partir de 1656, il se mit à faire des séjours de plus en plus prolongés à Paris. En 1669, il fut évêque de Condom, fonction qu’il abandonna rapidement, en 1670 pour devenir précepteur du Dauphin, fils de Louis XIV. Jusqu’à son mariage du Dauphin en 1680, il vécut à la cour. En 1681, il fut nommé de Meaux et le resta jusqu’à la fin de sa vie. Il mourut à Paris le 12 avril 1704. |
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Fénelon (François de Salignac de La Mothe) (1651-1715)

LE, LM, QS, RS 1858, 1859 -> 1861, 1863 -> 1865, 1867 -> 1869
| Né au château de Fénelon, en Périgord, le 6 août 1651. Précepteur du Dauphin, le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, en 1689. Lorsqu’il se présenta à l’Académie, il n’avait composé qu’un ouvrage, de l’Éducation des Filles ; il fut élu le 7 mars 1693 en remplacement de Pellisson, et reçu par Bergeret le 31 mars 1693 ; il avait eu deux boules noires contre son admission. Il fut nommé archevêque de Cambrai en 1695. Fénelon prêcha à quinze ans, fut un écrivain religieux et un philosophe chrétien mystique. Il a laissé cinquante-cinq ouvrages, dont deux au moins le placent au premier rang de nos gloires littéraires, le Traité de l’existence de Dieu et Télémaque. Ami de Bossuet, il eut plus tard avec lui une controverse qui dura trois ans et au bout de laquelle il succomba sous l’accusation de quiétisme que portait contre lui son terrible adversaire ; condamné par la cour de Rome, Fénelon accepta ce jugement avec une admirable humilité (1699). Il fut exilé de la cour et se retira dans son archevêché ; malade de la commotion ressentie dans un accident de voiture, il en mourut six jours après. Son éloge a été écrit par La Harpe et par d’Alembert. L’Écossais Ramsay, le cardinal de Bausset et l’abbé Gosselin ont écrit chacun une Histoire de Fénelon ; Villemain lui a consacré une Notice. Mort le 8 janvier 1715. (source http://www.academie-francaise.fr) |
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Lacordaire (Jean-Baptiste-Henri Dominique) (1802-1861)

Ev, RS 59 -> 1862, 1865, 1867, 1868
| Henri Lacordaire est né à Dijon le 13 mai 1802. à l’âge de quatre ans, il perdit son père. Sa mère venant d’une famille d’avocat, il s’orienta vers des études de droit qu’il commença à Dijon et termina à Paris. Ayant perdu la foi dans sa jeunesse, il la retrouva alors qu’il pratiquait déjà sa profession dans le droit. Il entra au séminaire d’Issy le 12 mai 1824. Pour ses contemporains, Henri Lacordaire était le plus illustre représentant de l'art oratoire catholique en son temps. Aujourd'hui, les historiens voient surtout en lui un des chefs des libéraux catholiques français et le restaurateur en France de l'ordre des Dominicains, qui y avait été supprimé à la Révolution. Prêtre, religieux, journaliste, prédicateur à Notre-Dame de Paris et ailleurs, éducateur, un moment député, académicien, on le trouve au carrefour des grands débats du XIXe siècle européen. Politiquement, on le trouve réticent sous la monarchie bourgeoise de 1830, qu'il juge anticléricale et gallicane ; enthousiaste pour la Révolution de 1848 lorsqu'elle tend la main à la religion ; et prenant ses distances avec le coup d'État de Napoléon III en 1852. Défenseur "ultramontain" des droits du Pape, il est en désaccord avec la méfiance que l'Église montre devant la société moderne et son idéal de liberté. Il appartient enfin à la littérature romantique par son style qui resplendit tout autant dans ses œuvres que dans son abondante correspondance où il révèle si bien, dans le rayonnement de ses amitiés, surtout féminines, sa personnalité riche et contrastée. |
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Saint Augustin (354-430)

LE, LM, Ev, CE, QS, RS 1858 -> 1866, 1868
| Aurelius Augustinus naît le 13 novembre 354 à Thagaste en Numidie (aujourd'hui Souk Ahras en Algérie). C'est un romain d'Afrique, issu d'une famille assez modeste : son père, Patricius, est un petit propriétaire foncier. L'éducation à donner au jeune Augustin cause de la tension entre les parents car le père reste attaché à la religion du paganisme romain alors que sa mère, Monique, est une fervente chrétienne (l'Eglise la fera Sainte Monique). Augustin sera élevé dans la religion maternelle. Augustin reçoit une formation intellectuelle solide et envisage un temps de devenir avocat mais, en réalité, devient professeur dans sa ville natale, puis à Carthage, où il fonde une école de rhétorique, et enfin à Rome et Milan. Pendant cette période, au désespoir de sa mère, il s'éloigne de la religion de son enfance, menant une vie intense, une vie de débauche, dira-t-il dans les Confessions, une vie tourmentée, divisée entre son amour pour la femme avec laquelle il est lié depuis l'âge de 17 ans (et dont il a, en 372, un fils, Adéodat), sa passion pour la littérature et le théâtre et ses inquiétudes métaphysiques. Il découvre la philosophie vers 15 ans, en lisant Cicéron, mais c'est d'abord au manichéme qu'il se convertit. Cette religion connaît à cette époque une grande expansion. Elle enseigne une vision dualiste et tragique du monde (le conflit entre le Bien et le Mal) et préconise une morale ascétique par laquelle l'âme ferait son salut en s'arrachant au monde mauvais. Augustin, déchiré par ses conflits internes, est séduit par cette doctrine et y adhère pendant 9 ans. A son arrivée à Milan, il s'éloigne déjà du manichéme. Il subit alors l'influence du grand théologien chrétien Ambroise (plus tard Saint Ambroise) qui lui fait découvrir le néo-platonisme. Il se tourne alors vers le christianisme, mais cette adhésion intellectuelle n'est pas encore décisive. C'est dans un jardin de Milan que lui vient la révélation. Il entend une voix qu'il interprète comme celle de Dieu. Abandonnant l'enseignement, il se retire avec quelques amis et rédige ses premiers dialogues philosophiques. Puis ce sera trois ans de vie monastique et enfin les charges ecclésiastiques. A partir de ce moment, la vie d'Augustin se confond avec l'activité qu'il exerce comme prêtre puis comme évêque d'Hippone (395). Participant activement à tous les grands conflits qui secouent l'Eglise d'Afrique, il produit en même temps une œuvre immense, à la fois philosophique et théologique. Les trois œuvres les plus célèbres seront les Confessions (396-397), La Trinité (400-416), La Cité de Dieu (411-426). La fin de la vie d'Augustin est assombrie par l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. C'est dans une ville assiégée par les Vandales qu'Augustin meurt le 28 août 430 à Hippone (aujourd'hui Annaba). (source http://perso.wanadoo.fr/sos.philosophie) |
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Saint Vincent de Paul (1581-1660)

LE, LM, Ev, RS 1858 -> 1860, 1862, 1863, 1865, 1867
| Vincent est né dans les Landes en 1581, d’une famille paysanne. Il fit ses études à Dax chez les franciscains, puis se rendit à l’université de Toulouse. Peu après son ordination sacerdotale, il fut retenu captif par des corsaires en Tunisie durant presque un an. Ayant été libéré, il se rendit à Rome puis à Paris, en 1609, où il devint aumônier de la reine Marguerite de Valois. En 1617, c'est toujours comme aumônier qu'il entra chez Emmanuel de Gondi, général des galères. Fréquentant galériens et matelots, et oeuvrant aussi auprès des habitants des terres de de Gondi, Vincent est frappé par la pauvreté morale et matérielle de tous ces gens. Dès lors, il met en place les Dames de la Charité, les « servantes des pauvres » puis en 1665, il fonde un groupement similaire pour les hommes, la Congrégation de la Mission qui a pour objectif l’évangélisation des populations pauvres. Tous les missionnaires désireux de s’investir dans l’œuvre de Vincent sont formés dans le prieuré de Saint-Lazare. C’est d’ailleurs ici qu’il reçut dès 1628 des aspirants à l’ordination sur la demande de l’archevêque de Paris. Ses formations remportent un tel succès qu’avec l’aide du cardinal Richelieu, il ouvre plusieurs séminaires. Il s’employa avec d’autres à donner à l’épiscopat autre chose qu’une fonction honorifique. En 1633, il fondit la communauté des Filles de la Charité dont l’influence s’étendit hors des frontières de la France. La vocation première de cette communauté était de venir en aide aux pauvres et aux plus démunis. Vincent de Paul s’éteint en 1660 et est canonisé en 1737. |
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