« Les plus grandes vérités peuvent paraître absurdes quand on ne regarde que la forme, et quand on prend l’allégorie pour la réalité. » Le Livre des Esprits – Allan Kardec

Divaldo PEREIRA FRANCO

 

Divaldo Pereira Franco

auteur et conférencier spirite Brésilien





Propos recueillis par Zahia.




Spiritisme & Charité.com : J’ai bien retenu que vos exemples sont Gandhi et Martin Luther Ling, mais quel a été le déclic chez vous, qui vous a décidé à lancer ce mouvement ?
Divaldo Pereira Franco : Un message de Jésus. Ce message de Jésus a pénétré mon cœur et a enrichi mon âme. Alors basé sur l’amour qu’il fait rayonner dans le monde, et après une large expérience existentielle, visitant des prisons et des pénitenciers j’ai décidé de réaliser une activité en faveur de la paix.

S&C.com : Et est-ce la première fois que ce mouvement sort du Brésil ?
DPF : Il y a plusieurs mouvements de la paix au Brésil et c’est la première fois qu’il est présenté en France.

S&C.com : Au Brésil, votre réputation draine les foules au delà du mouvement spirite. En Europe, et en France en particulier, le mouvement spirite est très confidentiel. Comment pouvons-nous faire pour mieux faire connaître ce mouvement ?
DPF : Diminuer votre timidité et présenter la doctrine spirite comme étant la solution aux problèmes humains. Le philosophe allemand Frédérich Nietzsche disait : « Toute idée nouvelle est confronté à trois sortes d’adversaires ». Le premier c’est la négation, le second est la critique en enfin l’acceptation.
Le spiritisme en Europe vit encore sa phase de négation. Certains amènent le Spirite au ridicule, mais les temps ne sont pas lointains ou il sera respecté. Si on a le courage de proclamer et de parler de l’excellence de la doctrine spirite alors on arrivera à la diffuser et les gens commenceront à perdre petit à petit leurs préjugés et à adhérer à cette doctrine.

S&C.com : Quels sont d’après vous les grands thèmes abordés par les Esprits dans leurs communications ces dernières années ?
DPF : Les Esprits s’intéressent actuellement aux troubles existentiels. Ils présentent par l’intermédiaire de la réincarnation la psychogénèse de ces phénomènes. Il y a donc les phénomènes psychiatriques, des troubles psychologiques, des drames émotionnels qui en même temps confirment l’immortalité de l’âme au travers des communications. Car c’est seulement avec cette conviction, cette certitude, que l’individu peut trouver la paix.

S&C.com : Le nombre de centres spirites est très faible en Europe, à l’exception de l’Espagne et du Portugal. Que diriez-vous à une personne qui, parce qu’elle vit, a besoin de discipliner une médiumnité naissante au sein d’un groupe alors qu’il lui sera impossible d’en trouver un proche de chez elle ?
DPF: En réalité, il existe de nombreux groupes privés et les personnes n’ont pas le courage de déclarer officiellement leur existence. Nous pouvons dire à ces personnes qui ont des problèmes de nature médiumnique et en manque de centre spirite constitué, qu’ils essaient de former de petits groupes familiaux chez eux, d’étudier « L’à‰vangile Selon Le Spiritisme » dans leur foyer, et alors les bons Esprits vont transformer ces petits noyaux spirites, dans l’avenir, en de vrais centres spirites.

S&C.com : Comment envisagez-vous l’intégration de médiums en cours d’apprentissage au sein de groupes de médiums formés ?
DPF : Nous devons former des groupes d’éducation médiumnique pour les débutants et ensuite ils pourront participer à des réunions avec des médiums plus expérimentés.
C’est ce que Kardec appelait le développement de la médiumnité et que nous appelons aujourd’hui éducation de la force médiumnique. Avec cet entraînement ces médiums débutants seront prêts à travailler avec des entités plus élevées, des entités supérieures ou des entités qui souffrent dans le monde spirituel.

S&C.com : Ne serait-il pas préférable d’essayer de former des groupes avec des médiums expérimentés et des débutants afin qu’ils puissent bénéficier de cette expérience ?
DPF : Cela serait faisable, mais le médium débutant au lieu de développer sa propre médiumnité peu être tenté d’imiter le plus expérimenté, en prenant le risque de développer des phénomènes animiques. Tandis que dans un groupe de même niveau ils seront orientés vers une croissance naturelle.

S&C.com : Vous forcez l’admiration. J’ai vu sur votre site internet votre planning des conférences à l’étranger, l’écriture, votre fondation et j’en oublie certainement. Combien d’heures durent vos journées, comment faites-vous ?
DPF : J’essaie de profiter de tout mon temps disponible. Dans mes voyages je psychographie, j’évite de faire ces visites conventionnelles touristiques que l’on fait dans tous les pays, je reste toujours à travailler dans la psychosphère du monde des esprits, et à Salvador de Baya je me couche toujours très tard en profitant des heures qui suivent mes réunions. Le reste c’est Dieu qui les comble.