« Dieu ne peut avoir imposé un devoir sans avoir donné les moyens de le remplir. » Le Livre des Esprits – Allan Kardec

Divaldo Pereira Franco (1927)

 

Divaldo Pereira Franco (1927)





Sa vie :

Divaldo Pereira Franco, ou tout simplement " Di ", comme ses amis l'appellent, est né le 5 mai 1927 à Feira de Santana, une ville à 105 km de Salvador (Brésil). Il appartient à une grande famille composée de treize enfants. Il fréquente les écoles locales et il obtient à seize ans son diplôme de Professeur Primaire, mais la tragédie commence très tôt à marquer son esprit extrêmement sensible.
En novembre 1939, sa sÅ“ur Nair se suicide pour des raisons sentimentales. Deux ans plus tard, la mort frappe encore ; c'est son frère Joao, victime de la tuberculose. Puis une troisième fois en 1944 : un autre frère, José, âgé de trente ans, succombe en pleine rue.
Il tombe malade avec une fièvre intense et la paralysie le menace. De surcroît, il est assailli par de terribles visions et son sommeil se peuple de cauchemars. La peur s'installe et la vie n'a plus de sens pour lui. Sa foi catholique ne suffit pas pour le réconforter et rétablir la paix dans son esprit.
C'est alors qu'il rencontre Anna llibeiro Borges, une médium de Salvador, pleine de bonté, qui séjournait quelques jours à Feira de Santana. Elle pouvait écrire sous l'influence des esprits, les voir ou bien leur céder sa voix pour qu'ils parlent à travers elle. En décembre 1944 elle invite Divaldo à visiter le groupe spirite auquel elle appartenait.
La réunion est une révélation pour lui qui n'avait jamais entendu parler de Spiritisme dans son église... C'était peut-être la réponse qu'il attendait. Mais il avait encore un long chemin à parcourir.
En 1945, à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il s'établit à Salvodor, où Anna Borges est venue à son secours en l'accueillant chez elle pour un loyer dérisoire. Il trouve un emploi dans une compagnie d'assurance et sa situation semble s'améliorer.
Mais à cause des problèmes d'économie de l'après-guerre, les affaires commencent à diminuer et Divaldo se trouve au chômage. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Pour lui la seule issue de cette confusion incompréhensible appelée " vie " est la mort. Il lui semble qu'il n'y a pas d'autre chemin. Ce raisonnement l'amène au bord du précipice pour se jeter dans le vide.
Mais juste au moment où il s'apprête à se lancer dans le vide, il a une vision qui lui glace le sang ; sa sÅ“ur déjà " morte ", lui apparaît et lui dit d'une voix très claire : " Ne fais pas ça ! Tu ne vas pas arriver à résoudre tes problèmes avec ce geste. Ne le fais pas ! ". Le choc est si violent qu'il s'évanouit.
Cet événement est le tournant décisif de sa vie. Il avait déjà vu des esprits, car depuis son enfance sa médiumnité s'est épanouie, mais jamais aucune vision ne lui avait causé un tel impact.
Divaldo trouve un nouvel emploi dans une agence du Service Social de l’état, où il débute le 5 décembre 1945 et où il reste pendant 29 ans.
Ce même 5 décembre 1945 est la date d'un autre événement important dans sa vie. Depuis plusieurs années déjà , il entendait une voix du monde invisible qui lui racontait de très belles choses, lesquelles restaient inaccessibles à sa compréhension. La voix parlait de Jésus avec tant de tendresse qu’il tombait parfois dans de profondes transes mystiques. Plus tard, il allait connaître l'entité en question ; il s'agissait de Manoel Vianna de Carvalho, qui avait vécu au Brésil. Il avait été un brillant officier de l'armée de terre et un ardent spirite.Vianna de Carvalho, maintenant l'un des guides spirituels de Divaldo, est devenu son ami spirituel. Auteur de nombreux messages dictés par écriture automatique, en collaboration avec d'autres Esprits supérieurs, il l’ assiste souvent dans les conférences publiques
Bientôt, une amie spirituelle se manifesta : Joanna de Angelis. Au début il ne la voyait que vaguement comme une luminosité qui oscillait doucement devant ses yeux. Son expérience médiumnique était déjà suffisante pour lui indiquer qu'une nouvelle amie spirituelle venait travailler avec lui.
Joanna de Angelis, pour qui il a très vite senti un profond attachement, est devenue plus tard son guide spirituel le plus proche. En 1956, lorsque Joanna de Angelis a offert quelques informations sur son identité, le travail actif a démarré. Elle a apporté sa part de lumière, d'amour et a donné un sens à la vie de Di. Au cours de ses difficultés dans ce monde si ardu, Joanna demeure la conseillère solide qui le guide. A plusieurs reprises elle s'est servie de sa main pour écrire des livres et des messages.
A partir de 1945, Divaldo voue tous ses efforts et son talent aux vérités spirites et au soutien de ses semblables. Il fonde une institution pour laquelle il donne tout ce qu'il possède et tout ce qu'il est. Ni lui ni les autres membres ne touchent aucun salaire en échange de leurs services. Les droits d'auteur de ses livres médiumniques, disques et cassettes sont pour toujours donnés à l'organisation.
En 1964, Joana de Angelis sélectionna plusieurs messages dont elle était l’auteur et les regroupa dans un livre qui reçut le titre suggestif de « Messe de Amor » (Messie d’Amour). Ce fut le premier livre que le médium publia. Peu de temps après, l’Esprit Rabindranath Tagore lui dicta « Filigranes de Lumière ». De nombreux autres ouvrages vinrent s’ajouter à ceux-ci au fil des années.



Domaine d’action dans le spiritisme :

Il dirige une ample et complexe organisation, entièrement vouée à l'assistance sociale et à la propagation de l'enseignement spirite d'Allan Kardec.
1460 enfants ont leurs frais d'études payés par le groupe qu'il dirige (en tout 2 030 enfants internes, externes et semi-internes). 500 familles reçoivent régulièrement assistance spirituelle et soutien matériel. Cette remarquable institution qui est partagée en différentes activités a comme point d'origine le Centre Spirite "Caminho da Redençao" (Chemin de la Rédemption). Une des activités très tôt issue du Centre a été la communauté nommée " Mansao do Caminho " (Demeure du Sentier). Plus de 120 enfants pauvres et abandonnés ont trouvé là -bas foyer, famille et amour. La communauté forme une parfaite ambiance spirituelle et économique pour le développement de la personnalité de ces enfants. Ces jeunes y apprennent des professions. L'institution vit exclusivement du travail de ses membres et des dons. Ils s'occupent de leur propre blanchisserie, boulangerie et imprimerie. Ils possèdent un service médical et dentaire ([es médecins travaillent aussi gratuitement). Les enfants sont soignés et élevés dans des foyers individuels dirigés par une " tante ", ayant huit enfants au maximum à sa charge. Il y a seize foyers en tout. A part la cuisine et la blanchisserie, qui sont collectives, tous les foyers ont une activité et une vie interne indépendantes. Les enfants ne prennent pas leurs repas dans une cantine commune, mais dans leurs propres foyers, où les repas sont distribués.
L’ensemble est financièrement maintenu par les gains que rapporte la vente des livres du médium et des enregistrements de ses conférences.
On peut notamment signaler l’importante psychographie par laquelle, en 31 ans, il publia plus de 150 titres, totalisant 4.500.000 exemplaires où se présentent 211 auteurs spirituels dont beaucoup occupèrent des places de choix dans la littérature, la pensée, la religion. De ces ouvrages, 80 furent l’objet de traductions en treize langues différentes (allemand, castillan, espéranto, français, italien, polonais, tchèque, braille, etc.). Les livres possèdent une grande variété de styles littéraires comme la prose, le roman, la narration, etc., regroupant des thèmes philosophiques, doctrinaires, historiques, infantiles, psychologiques et psychiatriques.
C’est en 1947 qu’il commença à faire des conférences, défendant la Doctrine Spirite codifiée par Allan Kardec. Sa trajectoire en tant qu’orateur est à la fois historique et impressionnante, représentant un véritable record, aussi bien au Brésil qu’à l’étranger, attirant à chaque fois des foules immenses (le 16 avril 2005 se tiendra à Brasilia un séminaire sur le thème « Vivre heureux » qui compte déjà plus de 11.000 inscrits) par sa parole inspirée et éclairante sur des thèmes ou problèmes humains et spirituels. Il y a quelques années de cela, il voyageait en moyenne 230 jours par an, réalisant conférences et séminaires dans le Brésil et le monde entier.


Bibliographie :
  • Sauvée de la folie : ce livre décrit une extraordinaire aventure vécue : comment un groupe spirite brésilien parvient avec l'aide de guides spirituels, à sauver de la folie une jeune fille possédée par un esprit désincarné.
  • Sexe et obsession : il y est analysé des thèmes comme le déséquilibre moral et sexuel de la pédophilie, la sensualité perverse et la luxure, la parasitose obsessive, l’influence négative des programmes de télévision sur le comportement des enfants et des adolescents, la pornographie, le pouvoir de la prière et du travail de transformation morale de l’être humain entre autres sujets.
  • Tourments de l'obsession : Ce livre est un signal d'alerte pour les compagnons du sentier physique, afin qu'ils ne relâchent pas leur attention vis à vis des devoirs qui incombent à chacun en relation à Dieu et à nous-mêmes.
  • Au seuil de l'infini : un texte psychographié par Divaldo Franco qui nous illumine sur certaines des grandes questions de la vie.
  • Invitations de la vie : écrit par l'esprit Joanna de Angelis à travers le médium Divaldo Pereira Franco. Ce livre a été édité conjointement par les Editions Philman et le Centre d'Etudes Spirites Allan Kardec de Paris. Il est composé de 60 messages médiumniques qui sont des Invitations, invitations au Bien, au Bonheur, au Courage, à l'Etude, etc...
  • Le passage :Otilia avait fréquenté le centre spirite d’un des médiums les plus connus du Brésil. Elle se croyait prête à faire face au passage du monde physique vers le monde spirituel, mais a été surprise par les épreuves dont elle allait passer. Elle a obtenu la permission d’écrire ce livre depuis l’au-delà par le biais de la médiumnité de Divaldo Franco parce qu’elle voulait raconter ses expériences à sa fille pour qu’elle comprenne mieux comment se préparer à cette grande transition qui est la mort.
  • Aux frontières de la folie
  • Lumière spirite
  • Vigilance



Extraits / citations :

- « Les conceptions fausses nous enchaînent à des souffrances se prolongeant même indéfiniment après le moment où l’esprit quitte le fardeau de chaire. Il est impérieux, d’éclairer les âmes, en surmontant les appels dangereux qui entravent la marche ascensionnelle et en enseignant à tous les hommes que le phénomène de la mort est inclus dans celui de la vie. De ce principe, il s’ensuit que chacun mènera la vie qu’il doit mener. »

- « Parmi la foule de ceux qui se posent toujours des questions, le spirite est seul visité par la sérénité. Ses interrogations sont posées sans souffrance intérieure parce qu’il possède déjà son bonheur intérieur. Il pose des questions avec sérénité parce qu’il sait que personne n’a été créé pour la tristesse. »