Allan Kardec (1804 - 1869)


| Sa vie : Hippolyte Léon Denizard Rivail, prit un pseudonyme après qu’un Esprit lui ait révélé des éléments d’une vie antérieure. Dans cette dernière, il était druide et s’appelait Allan Kardec. Né à LYON en 1804 d'une ancienne famille qui s'est distinguée dans la magistrature et le barreau, Allan Kardec n'a point suivi cette carrière. Dès sa première jeunesse, il se sentait attiré vers l'étude des sciences et de la philosophie. Il fit ses premières études à LYON, mais fut rapidement envoyé à YVERDON (Suisse) auprès du célèbre professeur PESTALOZZI. Au terme de ses études, Rivail était diplômé ès lettres et ès science. Il revint en France, à Paris. Dominant complètement la langue allemande, il traduisit pour l'Allemagne différents ouvrages d'éducation et de morale, et, ce qui est caractéristique, les œuvres de Fénélon, qui l'avaient particulièrement séduit. Il était membre de plusieurs sociétés savantes, entre autres de l'Académie Royale d'Arras, qui, dans son concours de 1831, le couronna pour un mémoire remarquable sur cette question : «Quel est le système d'études le plus en harmonie avec les besoins de l'époque ?» En association avec un oncle, il ouvrit un établissement scolaire à Paris où il mit en pratique les méthodes pédagogiques de l’éminent éducateur suisse. Malheureusement, ledit oncle ayant le vice du jeu et ayant perdu d’importantes sommes d’argent, Rivail fut contraint de céder son école. L’argent qu’il put obtenir de cette vente, il le fit placer par un ami qui, malheureusement, lui fit perdre le peu qu’il avait, l’obligeant à un travail opiniâtre ; il dut donner des leçons, tenir les comptabilités de divers établissements. Travailleur infatigable, il écrivit, dès cette époque, de nombreux livres de pédagogie et compta toujours sur le soutien d’Amélie-Gabrielle Boudet, sa femme, qu’il avait épousé en 1834. Elle jouera tout au long de sa vie un très grand rôle dans le Spiritisme en restant toujours dans l’ombre. Constamment occupé à rendre attrayants et intéressants les systèmes d'éducation, il inventa, dans le même temps, une méthode ingénieuse pour apprendre à compter, et un tableau mnémonique de l'histoire de France, ayant pour objet de fixer dans la mémoire les dates des événements remarquables et des découvertes qui illustrèrent chaque règne. Très tôt, Rivail s’intéressa au Magnétisme et en étudia les divers aspects. C’est par l’entremise de M. Fortier qu’il entendit parler pour la première fois des tables tournantes capables de répondre de manière intelligente aux questions posées. Et c’est avec ce dernier qu’il se rendit, en mai 1855, au domicile de Mme Plainemaison où il assista à aux phénomènes des tables tournantes. C’est au cours de ces réunions que se présenta de Esprits de haute élévation ; Zéphyr, qui fut sa mère dans une autre incarnation, et Vérité, Esprit qui l’aida grandement dans sa tâche de Codificateur du Spiritisme. Dès lors, Allan Kardec se livra à des observations persévérantes sur ces phénomènes et s'attacha principalement à en déduire les conséquences philosophiques. Il y entrevit tout d'abord le principe de nouvelles lois naturelles : celles qui régissent les rapports du monde visible et du monde invisible ; il reconnut dans l'action de ce dernier une des forces de la nature dont la connaissance devait jeter la lumière sur une foule de problèmes réputés insolubles, et il en comprit la portée au point de vue religieux. Les renseignements recueillis par Hippolyte Léon Denizard Rivail, au cours des séances, furent réunis en un livre "Le livre des Esprits" qu'il signa du nom d'Allan KARDEC. Homme d'un caractère froid et calme, il a observé les faits, et de ses observations il a déduit les lois qui les régissent. En 1858, il créa un journal "La revue Spirite". La tâche fut rude ; en butte à toutes les calomnies, au ridicule, dont on voulait le couvrir, il avança courageusement, se mit en rapport avec les spirites du monde entier, et réunissant toutes les communications reçues, il publia successivement : Le livre des Médiums, l'Évangile selon le Spiritisme, le Ciel et l'Enfer et la Genèse qui sont restés les livres fondamentaux du Spiritisme. Atteint d'une maladie de cœur, fatigué par tant d'efforts, Allan KARDEC se désincarna le 31 Mars 1869, à l'âge de 65 ans. Travailleur infatigable, toujours le premier et le dernier à l’œuvre, il a succombé au milieu des préparatifs d'un changement de local, nécessité par l'extension considérable de ses multiples occupations. Il est mort comme il a vécu, en travaillant. La maladie dont il souffrait depuis de longues années ne pouvait être combattue que par le repos intellectuel et une certaine activité matérielle ; mais tout entier à son oeuvre, il se refusait à tout ce qui pouvait absorber un seul de ses instants au dépend de ses préoccupations de prédilection. Chez lui, comme chez toutes les âmes fortement trempées, la lame a usé le fourreau. Son corps s'alourdissait et lui refusait ses services, mais son esprit, plus vif, plus énergique, plus fécond, étendait toujours davantage le cercle de son activité. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris. Sa sépulture est en forme de dolmen en mémoire de cette vie antérieure où il fut druide. Domaine d’action dans le spiritisme : Le grand théoricien et Codificateur du Spiritisme. Ses livres sont toujours considérés par les spirites du monde entier comme étant fondamentaux. Allan Kardec s'est efforcé, par son esprit méthodique et positif, de démontrer aux philosophes que le Spiritisme n'est pas une doctrine abstraite ; aux Églises qu'il n'est pas une nouvelle secte ; enfin, à la science, que le domaine spirite est aussi naturel que celui de la physique, la biologie ou chimie. Il en a donné par son grand travail de compilation et de codification la théorie, en a formé un corps méthodique et régulier. En démontrant que les faits faussement qualifiés de surnaturels sont soumis à des lois, il les fait entrer dans l'ordre des phénomènes de la nature, et détruit ainsi le dernier refuge du merveilleux et l'un des éléments de la superstition. Il a fondé à Paris, le 1º avril 1858, la première Société spirite régulièrement constituée, sous le nom de Société parisienne des études spirites, dont le but exclusif était l'étude de tout ce qui peut contribuer au progrès de cette nouvelle science. De la parution du Livre des Esprits (le 18 avril 1857) date la véritable fondation du Spiritisme qui, jusqu'alors, n'avait possédé que des éléments épars sans coordination et dont la portée n'avait pas pu être comprise de tout le monde. Bibliographie :
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